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C’est l’histoire d’une bombe, d’une gerboise et d’une Dedeuche

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Message  jean-pierre le Ven 10 Mai 2019 - 17:34

C’est l’histoire d’une bombe, d’une gerboise et d’une Dedeuche DCz9wOG


Le point commun entre une bombe et une souris verte
La France n’est pas la France sans la Grandeur, annonce lors de son appel en 1940 le Général de Gaulle, dans un souci de revaloriser la république qui tombe entre les mains des Allemands.

Au lendemain de la victoire de la Seconde Guerre mondiale, on ne célèbre pas seulement la paix : on prépare aussi la guerre. La fin du deuxième conflit planétaire sonne le début de la guerre froide, cet affrontement on l’on a de cesse de montrer sa force pour ne pas avoir à s’en servir, celui aussi ou les puissances se veulent les meilleures en s’affrontant sur des terrains de jeux politiques : le sport, mais aussi Berlin, Cuba, les décolonisations.

En 1960, la grandeur de la France n’est plus un principe avancé par le Général au pouvoir pour galvaniser son peuple vers la libération. C’est aussi un prétexte pour tester — au milieu d’un désert d’Algérie qui demeure un département français jusqu’en 1962, tant pis pour lui, l’arme la plus puissante du monde qui a déjà fait ses preuves au Japon… Les essais Gerboise bleue, blanche, rouge et verte sont des essais nucléaires réalisés à Reggane, dans le Sahara. Mais cette période sombre et longtemps tue de la guerre d’Algérie est venue compliquer la tâche noble de l’armée française, celle de s’exercer à progresser dans un environnement ravagé par une explosion atomique, et celle de tester sur des animaux et involontairement sur les populations nomades installées dans le Sahara les effets de la radioactivité. Et tout cela sous le regard ébahi d’un peuple français fier de la puissance militaire de la patrie, qui guettent des nouvelles des essais dans le journal. Il faut bien rivaliser avec les Américains et se préparer, nous aussi, à lancer des bombes sur les autres.

Gerboise radioactive en 2 CV dans le désert
Dans les années 90, les dossiers jusqu’alors gardés secrets dévoilaient la pratique de la torture, et d’autres aventures heureusement plus cocasses. Parmi les anecdotes que la France n’a pas dû reconnaitre plus tard comme constituant un crime contre l’humanité, celle du dernier essai nucléaire raté, gerboise verte.

En 1961 et alors que le Général de Gaulle annonce à la France sa décision de laisser s’autodéterminer et donc s’autonomiser le territoire algérien, certains Français installés sur ce département et d’autres s’étant battus pour calmer les mouvements indépendantistes depuis 1954 ne sont pas, mais pas du tout satisfaits. Les généraux Challe, Jouhand, Salan et Zeller décident dans la nuit du 21 avril 1961 de s’emparer du gouvernement général d’Alger, de l’aéroport et de la radio avec l’aide du 1er régiment de parachutistes. Cet évènement, qui sera plus tard connu comme le putsch des généraux, est désamorcé en quelques jours, mais à Paris, les services secrets s’affolent : ces cadres de l’armée sont au courant de l’emplacement de la bombe gerboise verte, et pourraient s’en servir pour faire chanter de gouvernement français et réussir leur coup d’État. Des agents se dépêchent donc d’aller chercher la gerboise dans un entrepôt du port d’Alger, et avancent la date prévue pour la réalisation de l’essai. Pour rester discrets, ils décident d’aller jusqu’à Reggane en civil, et c’est ainsi que nait la légende urbaine racontant que les services français acheminent la bombe en pleine nuit jusqu’au milieu du désert en 2 CV ! Plus tard et avec des témoignages, on réalise que les 1500 kilomètres de pistes ont bien été parcourus en catastrophe la nuit du 21 avril avec une résistante petite Deudeuche, mais que celle-ci ne transportait que la charge de plutonium…

Dans un souci de respect de l’adage « vite fait mal fait », on constate aussi que l’essai est un échec cuisant. La bombe qui devait dégager une puissance estimée en 6 et 18 kilotonnes n’en libère qu’un peu moins d’un. Comme cet essai devait être l’occasion de tester les conditions de combat en ambiance nucléaire, pas moins de 195 soldats ont été envoyés vers le point 0 de l’explosion, et ont donc été exposés à des doses très élevées de radioactivité, auxquelles, on le réalise plus tard, leur équipement n’était pas adapté. C’est à cela que servent les tests ! On peut dire avec le recul que les conditions précipitées du déroulement de cet essai et son échec ont probablement sauvé ces soldats, qui auraient dû être exposés à une puissance radioactive jusqu’à dix fois plus élevée…

Polémique ou fake news ?
Le pire, c’est que les gerboises vont continuer à faire parler d’elles. On découvre tout d’abord que les nuages radioactifs dégagés par les quatre essais réalisés à Reggane ont contaminé l’Afrique de l’Ouest jusqu’à Bamako, avant de remonter sur les côtes méditerranéennes de l’Espagne et de l’Italie. De plus, on commence à comprendre la réalité de la guerre d’Algérie et ce dont a pu être capable la France dans sa traque d’un FLN dont la cruauté vaut celle du pays colonisateur… Au moment où la France est choquée de cette cruauté, sort une photo choquante prise pendant l’essai Gerboise verte, montrant des mannequins, têtes encapuchées, attachées à des poteaux avec des sondes, sensés évalués la puissance de la bombe. Il faut savoir que des chars vides et des cages comportant divers petits animaux (rats, chiens, chèvres) étaient positionnés près du point 0 de la bombe, de sorte à pouvoir calculer les effets de l’explosion sur des êtres vivants. Encagoulées, les silhouettes peuvent être des mannequins en plastique comme des membres du FLN. Plusieurs témoignages viennent glacer le sang : des légionnaires de l’armée française parlent en effet d’un regroupement de 150 prisonniers, qui auraient disparu en mars 1960. Après plusieurs enquêtes, on réalise qu’il n’y a aucune preuve de leur exécution, ni même de leur libération. Les effets sur le corps humain de la radioactivité font d’ailleurs partie des domaines dans lesquels la science française balbutie, au milieu d’une guerre scientifique ! Facile de se laisser tenter une légère dérive en ce qui concerne le respect des droits humains… Mais dans ce cas-là pourquoi avoir gardé cette photo, cette preuve compromettante ? Plus tard encore, des journalistes découvrent qu’ils s’agiraient en fait de cadavres. Le mystère reste donc entier à propos de cette image qui, peu importe ce qu’elle peut bien montrer, renvoie à la violence de la guerre d’Algérie, à celle d’un FLN meurtrier qui demeure au pouvoir, à celle d’une armée française dont les actes commis durant la colonisation n’ont rien à voir avec une prétendue grandeur de la France.
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Message  Annick le Ven 10 Mai 2019 - 18:36

Vraiment très intéressant, Jean-Pierre.
Merci.

J'avais lu que ces essais nucléaires dans le désert algérien avait fait des victimes à court, à moyen et à long terme.
Mais il y a certainement tout un tas d'informations qui ne sont pas du domaine public pour l'instant.

Si les mannequins étaient des humains vivants, il y en a sûrement trace dans les archives.
Pourquoi se servir de cadavres ?

Tous ces évènements cachés ressortiront un jour des placards, mais dans combien de temps ?

L'homme est fou avec toutes ces expériences voulant démontrer aux autres états qu'il est doté de l'arme la plus puissante.
Il va à sa destruction.



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Message  jean-pierre le Ven 10 Mai 2019 - 18:51

merci Annick,vu la course tout de suite avec l'Iran,la CDN et j'en passe le pire est à craindre

tiens un article au sujet des expériences nucléaires en Algérie en 1960

C’est l’histoire d’une bombe, d’une gerboise et d’une Dedeuche CCm9NSo
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Message  Z06 le Ven 10 Mai 2019 - 19:02

j'ai LU , Jean-Pierre

comme toujours des atrocités qui sont cachés par le secret défense voir d'Etat....
pale


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Message  Annick le Ven 10 Mai 2019 - 19:04

Merci Jean-Pierre, je fais le tour du forum et après je vais visiter ton lien.
J'aime l'Histoire "contemporaine".
J'ai un bon gros bouquin sur la guerre d'Algérie, sur la guerre 39/45 je ne les compte plus.
Je ne me suis jamais penchée sur la guerre du Vietnam.
Et aussi deux livres témoignages sur les camps de la Corée du Nord d'où les prisonniers tentent de s'échapper pour rejoindre la Corée du Sud.

Oui, l'Iran et la Corée du Nord, ça "sent le gaz" !
L'humain n'en a pas terminé de se battre !



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Message  jean-pierre le Ven 10 Mai 2019 - 19:26

merci Z06,Annick,
et il y à aussi les armes bactériologiques,chimiques ect.....


B2-Namous
C’est l’histoire d’une bombe, d’une gerboise et d’une Dedeuche W93V8ju
est une ancienne base militaire secrète de l'armée française située dans le Sahara et qui a été utilisée du temps de l'Algérie française (jusqu'en 1962), mais également du temps de la République algérienne (jusqu'en 1978). B2-Namous est la dernière base militaire, connue, à avoir été utilisée par la France après l'indépendance de l'Algérie. La présence de cette base a été publiquement divulguée en 1997, soit vingt ans après la fin du premier bail renouvelable accordé à la France par les accords d'Évian de 1962.

Présentation

Au XXe siècle, le ministère de la Défense installe une base secrète d'essais d'armes chimiques et bactériologiques dans l'oued Namous (« namous » signifie moustique en berbère et en arabe) nommée B2-Namous et située dans un no man's land au sud de Beni Ounif1 et de la frontière marocaine.

Plusieurs campagnes d'essais de dispersion de toxiques sont menées par l'armée française en Algérie, à partir de 1930. Les premiers essais en grand furent réalisés dans la région de Chegga, puis à partir de 1931, sur le polygone de tir du centre de recherche et d'essais chimiques gigantesque de Béni-Ounif, alors composé de trois sites dénommés B1, B2 et B3. Par la suite, le centre B2 connu sous le nom de B2-Namous fut exclusivement dévolu aux essais des armes chimiques et bactériologiques. En 1935, le centre fut rebaptisé Centre d'expérimentation semi permanent de Béni-Ounif, ou CESP. De nombreuses campagnes de tir de munitions chimiques, d'essais de bombes chimiques d'aviation, d'épandages de vésicants par avions, de création de vagues gazeuses toxiques par dispersion en chandelle, d'essais d'armes chimiques nouvelles, ont lieu jusqu'en 1940.

Réactivation

Le polygone d'essai de B2-Namous couvrant une superficie de 100 × 60 km est alors le second plus vaste centre d'expérimentation d'armes chimiques au monde après celui de l'Union soviétique. Il est remis en activité en 1965 à l'initiative du président Charles de Gaulle, à la suite de la tenue d'un Conseil de défense et de sécurité nationale et dans le cadre du renouvellement du contrat de bail préalablement établi par les accords d'Évian de 19624. La délégation algérienne accepte la réouverture de B2-Namous à condition que les autorités d'Alger bénéficient d'une couverture civile pour ne pas avoir à traiter avec l'armée française. Concrètement, le site d'essai doit être officiellement géré par une entreprise civile, et c'est la société industrielle Sodéteg (la « Société d'études techniques et d'entreprise générale », du groupe Thomson) qui obtient ce contrat. La SODETEG postera sur le site des permanents :

un responsable de site,
un chef de chantier,
un infirmier,
un contrôleur aérien,
un électricien,
un électro-mécanicien,
deux mécaniciens auto,
deux magasiniers,
quatre radio-électriciens,
deux administratifs basés à Béchar.

Fin du secret militaire

La divulgation de ce secret militaire et diplomatique est le fait du journaliste français Vincent Jauvert du magazine Le Nouvel Observateur
qui en a fait la une de son no 1720 d'octobre 1997 « Exclusif : Quand la France testait des armes chimiques en Algérie ». Le 21 octobre 1997, interpellé à ce propos par Hervé Brusini, journaliste de la chaîne télévisée France 2, le ministre de la Défense d'alors (1960-1969), Pierre Messmer, déclare :

« Tous les pays, qui avaient une certaine forme d'évolution industrielle et scientifique, s'efforçaient de mettre au point des types d'armes et en particulier, les armes incapacitantes, c'est-à-dire des armes qui, en quelque sorte, paralysent celui qui respire ou reçoit sur la peau le produit chimique en question. »

Officiellement, la base sert de champ d'expérimentation à la défense passive dans le sens de l'élaboration de nouveaux matériels de protection face à une agression chimique. La réactivation de B2-Namous intervient dans les contextes particuliers de la course aux armements inhérente à la guerre froide, et celui de la guerre du Viêt Nam au cours de laquelle les services de renseignement américains font part à leur alliés français de leurs recherches dans ce domaine et également de l'avancée de leur ennemi commun soviétique. En 1972, le gouvernement français fait adopter une loi interdisant tous travaux sur les armes bactériologiques. À partir de cette date les travaux de B2-Namous ne portent donc officiellement plus que sur de l'armement chimique. Répondant à la question d'Hervé Brusini « Alors pourquoi l'Algérie indépendante acceptait-elle des expérimentations sur son sol ? », l'ex-ministre déclare :

« Mais B2-Namous c'est au Sahara, et au Sahara, comme on le sait, il n'y a pas beaucoup d'habitants et les expérimentations de la France à B2-Namous ne gênaient pas du tout l'Algérie, au contraire, je dirais au contraire parce que ça apportait autour de B2-Namous une certaine activité qui a disparu complètement quand nous avons fermé le centre. »

En décembre 2012, un accord est conclu entre le gouvernement français et le gouvernement algérien lors de la visite de François Hollande à Alger, pour que la France entreprenne la dépollution chimique du site sous le contrôle de la DGA et plus particulièrement des experts du Centre d'étude du Bouchet à Vert-le-Petit
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Message  Annick le Ven 10 Mai 2019 - 20:59

J'ai lu l'article du journal algérien, il semble affirmatif en ce qui concerne les "mannequins" humains vivants, quelle horreur !

Et quand on lit les articles en dessous, d'autres pays n'ont pas fait mieux en matière de cobayes humains pour leurs essais nucléaires.

L'être humain n'a pas fini de nous étonner dans son escalade vers l'horreur Neutral

Je vais aller regarder les armes biologiques maintenant .



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Message  Annick le Ven 10 Mai 2019 - 21:19

J'ai lu l'article sur les essais d'armes chimiques dans cette région du Sahara, ce n'est pas mieux !

De Gaulle n'était pas non plus un saint pour décider de remettre ce centre en activité dès 1965.
Je note qu'il a été fermé à l'initiative de F.Hollande, suite à un accord conclu en 2012.

Ce qui est sûr c'est que si nouvelle guerre il devait y avoir, il n'y aura même pas besoin de déployer des militaires.

Tous les peuples sont à la merci de décisions que pourraient prendre quelques fous pour raser un pays de la carte.

Quel triste monde !



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