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Annick, neurone

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LE PILLEUR D'EPAVES

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LE PILLEUR D'EPAVES

Message  DEE GEE FREE le Mer 17 Aoû 2016 - 19:22

Bonjour à tous ! Sur les conseils de ZO6 je me lance dans cette partie du forum, ayant pour le moment mis quelques post sur le thème "Golf Drouot" cher aux nostalgiques des années 60.....
La musique ayant tellement mal évoluée à mon goût, j'ai décidé il y a quelques années de m'exprimer par le graphisme et l'écriture, aujourd'hui parlons dessin......
Le meilleur moyen de me présenter étant sans doute de publier une interview accordée à une galerie d'art Britannique en 2012; ne voyez dans ce post que de l'information et aucunement une publicité quelconque, cela marche suffisamment pour moi au regard de ma capacité de production.
Si vous le souhaitez, je publierai des  dessins, aquarelles et peintures (plus de 150 réalisations en stock !)
A bientôt, amitiés DGF.




« Le pilleur d'épaves »



 



Interview de Dee Gee Free par Ann Valérie Baigent



Ann travaille au sein de Kensington Art Consultants



 



(Traduit de l'Anglais)



 - AVB : Bonjour, tout d'abord d’où vient ce surnom « Pilleur d'épaves » ?



- DGF :  C'est une vielle histoire qui date du début des années 60, lorsque j'étais aux Beaux-Arts de Toulouse, mon professeur de dessin, Mr Barthes, nous avait proposé de faire la « nature morte » de notre choix avec libre accès aux réserves, mais celles-ci étaient dans les caves et on était en hiver, donc par flemme, j'ai choisi de récupérer ce qui traînait dans l'atelier, dont une vieille bouteille, le pull d'une autre élève et un emballage de sandwich....



Le professeur regarda ma sélection et me baptisa devant mes collègues « le pilleur d'épaves » c'est resté depuis........                                         



- AVB : Il y a aussi « Le chat » vous semblez prédestiné aux surnoms !



- DGF : Celui-ci est simplement dû au fait qu'il paraît que je retombe toujours sur mes pattes.



 - AVB : Est-ce que le surnom de « pilleur d'épaves » s'applique à votre travail de graphiste ?                                                                       



- DGF : Non seulement à mes graphismes, mais également à ma musique ou mes assemblages, en fait je pille intuitivement tout ce que je perçois, comme la plupart des créatifs d'ailleurs, seulement moi je le reconnais et n'en éprouve aucune gêne !



    - AVB : Quels sont donc les stimuli qui déclenchent votre imagination ?



- DGF : Comme tout le monde, une vision, une phrase, une odeur, mais de par mon passé musical, plus particulièrement une chanson et là il y a de quoi faire..........



     AVB : Ce qui explique sans doute la variété des thèmes, je dirais même des ambiances qui peuvent passer du profondément sinistre au délire humoristique ?                                



   - DGF : Effectivement, il y a du Docteur Jekyll & Mister Hyde en moi.                                                        

AVB : Expliquez-moi le processus de fabrication, maintenant que l'on connaît le déclenchement d'inspiration.



   - DGF :  Pour le gros de ma production, j'utilise plusieurs techniques, qui peuvent être mixées : Soit à partir d'un dessin original, que je réalise au crayon ou à l'encre sur du papier Canson, et que je scanne mais également de la photo d'une texture intéressante, par exemple un vieux mur, un morceau de bois ou de cuir, je continue mon travail avec un logiciel de type Photoshop, il faut ensuite appliquer des encres colorées et retoucher au feutre, les outils sont nombreux, je peux également réaliser un assemblage sculpture en 3 dimensions et le reproduire en deux.



- AVB :  Vous m'avez également montré des peintures à l'huile, ce type de réalisation est celui que l'on rencontre le plus souvent chez les autres artistes, qu'elle en est la proportion lors d'une de vos expositions.



    - DGF : Très faible, de l'ordre de 10% Et je réponds immédiatement à la question que vous n'allez pas manquer de me poser : Pourquoi ?                                                       

Tout simplement parce que je n'y excelle pas, que cela prend beaucoup trop de temps et que le produit fini revient cher, les encres sur support papier sont beaucoup plus performantes dans tous ces domaines.



- AVB : Vous parlez de rentabilité, Est-ce un langage d'artiste ?   



- DGF : Tout d'abord, je ne me suis jamais considéré comme un artiste, mais plutôt comme un artisan créateur, d'ailleurs beaucoup de ceux qui exposent devraient réviser leur appellation. Pour moi dans le mot « artiste » il y a « art » et celui-ci est assez souvent absent des réalisations proposées, toute création n'est pas forcément artistique.



- AVB : Vous associez systématiquement l'argent et le profit à vos travaux !



- Bien sûr ! Même si cela peut paraître déplacé ou politiquement incorrecte, c'est impératif, et il ne faut pas avoir peur de le dire. Je sais qu'il est de bon ton pour un exposant de dire : seul l'art m’intéresse, allons soyons sérieux, c'est du commerce comme un autre !



Prenons un exemple qui étayera mes propos :



Pour un châssis entoilé de bonne qualité, il faut compter 35€ en format 65X85, la peinture à l'huile elle coûte 9€ le tube, il en faut au minimum 3 pour peindre quelque chose qui ne soit pas 4 coups de rouleau passés n'importe comment..... En tenant compte du temps de séchage, il faut 4 à 5h de travail étalé sur une semaine.



Si on considère la base du SMIC à 9,47€/H, nous en sommes à 109€ de prix de reviens, les frais annexes tels que électricité, déplacement voiture, pinceaux, assurances etc. interviennent pour 40%, soit un total de 153€.



Il faut donc, compte tenu de la marge variable des galeries (autour de 40%) proposer le tableau à 250€ au public, pour espérer gagner simplement 28€ de main d’œuvre (avant impôt)

Une expo qui se respecte présente au moins 30 pièces, donc l'investissement du créateur est de 4500€ (hors encadrements) pour le gain optimal et jamais atteint de 840€........ WRONG BUSINESS !



 Les encres sur papier laissent, tout à la fois, un meilleur profit, une meilleure gestion du temps à la production et une plus grande liberté de création.



 - AVB : Quelles sont les réactions des galeries à vos propositions et à votre prise de position que l'on pourrait qualifier « d'entière » ?



- DGF : Très variables, il faut distinguer l'appréciation du travail de celle de mon choix de commercialisation.  En ce qui concerne le travail, la maxime « Tous les goûts sont dans la nature » prends ici toute son sens et c'est également une question de culture !



Les Anglos Saxons sont toujours attirés par les travaux dits « A message » là où il faut chercher une signification.



Les Japonais adorent les thèmes « poissons et crustacés » mais ça on le savait, ils ne bouffent que ça !



Mon meilleur créneau de prospects est en Espagne, ce sont des acheteurs individuels compétents qui n'ont pas froid aux yeux et qui « investissent » (pour peu que l'on puisse parler d'investissement dans mon cas !)



Quant au choix de commercialisation, de technique et de support, il est adopté à 100% par les Américains, qui sont pragmatiques et bien plus connaisseurs que l'on pense !

- AVB : Et en France ?



- DGF : En France je débute à peine mes contacts car j'ai surtout vendu par le « bouche à oreille », les premiers essais de commercialisation sont encourageants. Avec le particulier, pas de problème, la plupart des clients (appellation proscrite) achètent tout autant l'histoire que le produit, le titre est primordial, les propriétaires de galeries eux ne sont pas habitués à ce genre de propositions et il y a beaucoup (trop) de galeries dites « traditionnelles » il suffit de bien cibler, mais je suis confiant, je reçois de chauds encouragements et des projets sont en passe d'aboutir.



 - AVB : Merci pour ces réponses  et bonne chance......à vous voir à Londres !



- DGF :  My pleasure Ann.



 



Montpellier le 18/11/2012


Dernière édition par DEE GEE FREE le Jeu 18 Aoû 2016 - 19:23, édité 1 fois
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Re: LE PILLEUR D'EPAVES

Message  Z06 le Mer 17 Aoû 2016 - 22:00

Bonsoir

j'ai tout lu

Merci
je suis


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Re: LE PILLEUR D'EPAVES

Message  Annick le Mer 17 Aoû 2016 - 22:52

Tu es artiste dans l'âme, DGF.

Oui, montre-nous tes dessins, tes peintures....






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BATACLAN

Message  DEE GEE FREE le Mer 17 Aoû 2016 - 22:59

Après le Bataclan, j'ai écrit ce texte et réalisé ce tableau intitulé "Crash Test" car il me semble que notre société dérape fortement.........





Crash test ou l'ombre de lui même.....



Il marchait en équilibre sur la falaise de la vie faite d’une procession de cœurs impurs, mais bien que le but soit proche il lui faudrait encore du temps pour atteindre des sourires incertains.



Dans ce monde de cris et de griffes, les instructions avaient été données aux « autres » de marcher vers l’Ouest jusqu’à midi puis de fermer les yeux et de s’endormir immédiatement d’un sommeil lourd aux rêves interdits et comme on ne désobéi pas aux « maitres » la nuit tombait au zénith….



Les imbéciles au cerveau mou appelaient « l’autre » l’ombre précédant leurs envies, pendant le parcours matinal il écrivait dans sa tête des ballades pour quelque démon fugace tapis derrière les fenêtres d’un donjon imaginaire, mais les notes tombaient en poussière de larmes pour former une flaque au pied des lampadaires de l’incompréhension, les imbéciles au cerveau tronqué ne voyaient que leur « autre »….



 Et puis à minuit, alors qu’il se trouvait par écran interposé devant un Bataclan quelconque, des hurlements de chiens de guerre prévinrent sa narcose, c’est à cet instant que le simulacre d’homme décida de passer devant l’ombre et prendre le pouvoir, il n’était enfin plus l’ombre de lui-même et commença la lutte du savoir contre l’obscurantisme et aucun des deux est innocent.



Mais quel monstre se cache derrière la porte colossale de la connaissance, celle qui fait fuir toutes les certitudes, les dogmes se matérialisent peu à peu en squelettes chétifs dansant mécaniquement tels des pantins désarticulés devant des barrages de haut-parleurs avec une gestuelle de babouins de Sumatra au lever du soleil et aucun dieu n’est innocent.



Et puis les anges déchus viennent en cascades derrière l’homme en noir, pendant que les ossements s’entrechoquent dans des flammes bleuies d’effroi, leurs ombres font des volutes sur les remparts de la dignité et descendent dans un enfer de glapissements d’un étrange idiome et aucun d’entre eux n’est innocent.



Tout de suite n’est pas maintenant, j’entends l’appel du diable et tout redevient mirage, rendez-vous pour un crash-test au fond de la rivière on y entend parfois le tocsin de la chapelle engloutie……
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Re: LE PILLEUR D'EPAVES

Message  Annick le Mer 17 Aoû 2016 - 23:17

Tu écris bien, DGF. :bien: 

Ce dessin est assez sombre, bien réalisé.






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Re: LE PILLEUR D'EPAVES

Message  FormatG le Jeu 18 Aoû 2016 - 7:13

Merci pour ce topic très intéressant, DGF :bien: 

Ca fait plaisir de rencontrer une personne qui exploite ses dons, et montre ses oeuvres! :razz:


Ce n'est pas parce que l'homme a soif d'amour qu'il doit se jeter sur la première gourde venue.  © Pierre Dac
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Re: LE PILLEUR D'EPAVES

Message  Z06 le Jeu 18 Aoû 2016 - 7:14

j'ai lu

merci DGF


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Le vieux chat

Message  DEE GEE FREE le Jeu 18 Aoû 2016 - 9:03

Annick a écrit:Tu écris bien, DGF. :bien: 

Ce dessin est assez sombre, bien réalisé.


Le chat guitariste


C'était un chat discret, qui ne dit pas un mot. Il portait un étui dans la patte droite et expliqua à la demande de l'assemblée qu'il s'agissait d'une guitare, un simple instrument de bas de gamme mais qui venait de loin, d'au-delà des mers, de plus loin peut être ?


Il pouvait faire danser les Hommes, ne miaulait que lorsqu'on lui demandait et préférait s'exprimer à l'aide de son instrument.
Jouer, jouer les rires, jouer les pleurs et les peurs, la douceur des câlins à contre poil derrière la nuque et la fureur des caprices, poursuivre les rêves du bout de ses griffes, et on dansa jusque dans la langueur des siestes, besoins immédiats et irraisonnés........


La guitare du chat avait non seulement le pouvoir de faire bouger un village comme une seule âme, mais elle semblait aussi influer sur les éléments, la terre se craquelait parfois, puis le tonnerre grondait. On notait bien quelques répits la nuit ou tous les chats sont gris, lorsque le chat s'endormait, instrument à la patte, dans ses souvenirs teintés de sépia et de souris plantureuses venues du fond des rêves.

Et un jour, alors que les nuages pleuraient à grosses gouttes depuis des heures, on trouva le chat rigide, qui ne joue plus, enchaîné au lit d'enfant vide de son imagination, étrange silence perpétuel.
Il fut mis en terre à la va vite, quoi de plus normal ?


Au village, dans la fumée des cigarettes que l'on laisse se consumer, le battement des cartes sur la table de bois, le tintement des tasses de café qu'une vieille femme apporte en hâte des cuisines pour maintenir éveillé, rien n'avait changé en ce matin d'automne, les hommes se lèvent toujours avec le soleil, mais sans entrain maintenant, on ne décèle dans l'odeur ambiante rien d'autre que la brume et la terre humide qui geint, le silence glacé est aussi assourdissant qu'à l'ordinaire.

Accablés fatigués, désolés que plus personne ne prenne la peine de lever les yeux sur le château fantôme d'un talent illusoire, les rares admirateurs ont pour toujours déserté les interminables couloirs peuplés de vies à l'abandon, les quelques musiciens survivants, le cerveau brûlé par le frottement des cordes ont abandonné le pays.

Alors un enfant blond et frisé, ramassa l'instrument abandonné, miaula un curieux La en octave et la guitare se remit à chanter.................
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SMOKE ON THE WATER

Message  DEE GEE FREE le Jeu 18 Aoû 2016 - 11:56

Sol Sib Do

 

A l’inventaire final, quand il n’y a plus rien de bien sur les rayons des projets, je farfouille à la recherche du dragon de la nuit, celui qui distillait de petites gouttes de poison, comme les mots que l’on n’aurait jamais dû dire, les promesses que l’on aurait jamais dû faire et qui laissent un goût amer sur les lèvres, le dragon, cercle de vinyle était toujours là, dans le recoin d’une étagère poussiéreuse et profitait du sommeil des dieux pour bâtir son enfer……

 

Ce sont des choses que j’entendais même les yeux fermés, à des années lumières de distance, c’était un dragon de nuit qui ensorcelait ses victimes d’un seul regard enfumé de «bonne de Chandoo»……avec les notes magiques : Sol Sib Do……

 

Le venin s’installait peu à peu dans la tête de ses victimes et prenait possession à jamais des méandres neuroniens…

C’était effectivement « de la bonne », car le 4 Décembre 1971, certains ont même cru discerner une fumée étrange sur le lac et le feu dans le ciel de Genève……..




FormatG a écrit:Merci pour ce topic très intéressant, DGF :bien: 

Ca fait plaisir de rencontrer une personne qui exploite ses dons, et montre ses oeuvres! :razz:
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Re: LE PILLEUR D'EPAVES

Message  lilas le Jeu 18 Aoû 2016 - 19:27

Merci DGF comme le dit Annick tu écris super bien merci... :bravo:
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Re: LE PILLEUR D'EPAVES

Message  Annick le Jeu 18 Aoû 2016 - 19:51

J'adore le dessin du chat, et son histoire sortie de ton imagination.

Pour le pont de bois enfumé avec le personnage dans le fond, je pense que tu as fait un mélange photographique et graphique ?
Que s'est-il passé ce 4 décembre 1971 ?






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FACILITES

Message  DEE GEE FREE le Jeu 18 Aoû 2016 - 19:54

Merci les filles (et les garçons) cela me touche......
Il faut dire que j'ai des facilités artistiques qui m'ont été inculquées par des parents ayant une exigence élevée dans ces domaines, musique, écriture et dessin.
Un petit coup de pouce du destin m'a fait vivre de 5 à 15 ans en vase clos dans la brousse Africaine avec pour seuls compagnons l'Encyclopédia Universalis en 5 volumes (grand format) un dictionnaire d'Anglais, des livres de Baudelaire, Rimbaud, Jules Verne et Edgar Poe en intégralité ! Pas d'école maternelle, ni primaire, direct en 6em, cours par correspondance avec la célébrissime "Méthode globale"....
Je savais tout par cœur, les enfants du Congo m'ont appris le reste, j'étais le seul petit blanc à 50 bornes à la ronde, par contre arrivé en France, si j'étais super en avance en Français (sauf orthographe), histoire géo, Anglais et sciences, j'étais nul en math et le reste......
J'ai passé le BEPC en Ariège (2 de reçus sur le 35 de la classe, voyez le niveau) et ce jour là, le déclic........
Pour l'épreuve de la "composition Française" le sujet était: Quel monument vous a inspiré une histoire et laquelle ?

Bingo ! Ma copie ultra courte a été rendue en 20 minutes et comme c'était la seule qu'il avait à lire, le surveillant y a jeté un œil, il l'a même recopiée (après avoir viré les 40 fautes d'orthographe) et redistribuée aux autres profs, elle à fait le tour du lycée et même de l'académie, j'ai eut droit à un article dans la presse et les félicitations du directeur d'établissement.
J'ai longtemps gardé une copie, la voici légèrement emphatisée et un peu raccourcie, mais c'était le thème.
( Le splendide petit tableau ci dessous est dans ma chambre, il n'est pas de moi, c'est un signe du destin !)




Le dernier combat

Il me regardait fixement de son œil doré ou ne brillait ni haine ni vengeance, il avait simplement faim...
J’observai ses crocs découverts, il fixait mon glaive, nous n'entendions même plus les clameurs de la foule survoltée qui demandait du sang, de l'un ou de l'autre, mais toujours du sang, plus de sang, il m'avait déchiré l'épaule gauche, je lui avais percé le flanc et nous savions tous les deux que la prochaine charge serait l'ultime........

Les rayons du soleil me dardaient les épaules, j'avais tourné le dos à l’astre en bon gladiateur de manière à ce que ce lion soit aveuglé, mais cela ne semblait pas le déranger, et ces crocs, ces crocs.........Les babines retroussées, il mourait de faim privé de nourriture pour être plus agressif.

Çà et là dans l'arène les autres félins vainqueurs dévoraient les cadavres de mes compagnons, il ne restait que Daxius dont  la bête arrachait la jambe, dans son dernier état de conscience il hurla ces mots « Châtie le responsable, le responsable ! » avant de s'égorger avec sa dague.......
Surprise la foule fait silence, Poppée laisse échapper sa coupe de vin de Falerne et Néron baisse son pouce, le lion me lance un dernier long regard teinté de rouge, tout s’accélère, je parle lion comme il feule l’homme, il pousse alors un rugissement formidable, signe de notre ultime action et d'un seul mouvement nous bondissons ensemble vers la loge impériale.......
C'est criblé de flèches et de lances que nos corps agonisants se rejoignent au sol, il retombe sur moi, je le serre dans mes bras et il me lèche la joue..........
L’enfer étant enfin rassasié d’âmes impures, je serais de retour, un jour, afin de ranimer l’incendie de la dignité en voie d’extinction et laisser parler mes fonctions primaires, tous les coups seront permis pour tenter de surnager entre les extrêmes, mais des chaînes ceinturent les grilles de la misère et mes ailes ne passent pas encore entre les barreaux….
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SMOKE ON THE WATER

Message  DEE GEE FREE le Jeu 18 Aoû 2016 - 20:02

Le célébrissime tube de Deep Purple "Smoke on the water" raconte l'incendie du casino de Montreux qui a eut lieu ce jour là, regarde wikipedia ATTENTION ! Ne dit JAMAIS aux rockers du blog comme Rob18 Format G et ZO6 que tu ne connaissait pas l'anecdote, ton crédit partirait en fumée sur le Lac Léman.......Ah les filles !
Par contre "bon œil" montage à l'arrache !




Annick a écrit:J'adore le dessin du chat, et son histoire sortie de ton imagination.

Pour le pont de bois enfumé avec le personnage dans le fond, je pense que tu as fait un mélange photographique et graphique ?
Que s'est-il passé ce 4 décembre 1971 ?
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Dee Gee Busy & Co...

Message  Finn le Dim 23 Oct 2016 - 18:05

Ancien élève des *Beaux Arts* de Toulouse, tour à tour bluesman, spécialiste en Art Extrême Oriental et bon designer international, ses bijoux et talismans ont trouvé rapidement leur place auprès d’une clientèle soucieuse de se singulariser. C’est ainsi que ses créations ont été adoptées tant à Beverly Hills que sur la 5th Avenue, par des personnalités comme Barbara Streisand, Bette Midler, Joan Collins, Jane Fonda et bien d’autres.
Ses thèmes de prédilection sont issus des légendes orales populaires et de la nostalgie du passé, il perpétue les traditions communes à des civilisations dites primitives que l’on peut retrouver en Afrique, Asie ou Océanie.
Lassé d’un secteur qu’il juge trop « futile », Dee Gee s’oriente vers l’Art Premier, dans une forme de graphisme symbolique, utilisant un panaché de techniques des plus frustes assistées de conceptions informatiques dont la fonction première est de proposer une alternative artistique abordable à tout un chacun.
Zigzaguant entre la Floride, la Thaïlande et la Côte Méditerranéenne, enfin libéré de toutes contraintes il est devenu, Dee Gee Free...


* Depuis 2011 l’école des beaux-arts de Toulouse est devenue l'isdaT (institut supérieur des arts de Toulouse)...

Revendiquer la capitale hollywoodienne de Beverly Hills, Andrew Warhola, Gustav Klimt, Yves Klein (IKB !) et Jheronimus van Aken (rien à voir avec Van Halen !) comme influences, ce n'est pas rien ! Perso, je m'influence très modestement Made in France et suis resté très ... Braque. Ben oui quoi, étant un petit « fauve » très enfantin, j'adore jouer aux cubes !

Et puisque Bluesman il semble y avoir eu...
Nice and Warm par Jimmy Thackery & Tab Benoit...

https://www.youtube.com/watch?v=gQuMkR5xlZA

Asking Around For You par Joe Bonamassa...

https://www.youtube.com/watch?v=Zj8bsn2fwzE

A Quitter Never Wins par Jonny Lang...

https://www.youtube.com/watch?v=ldRV565BjTE

Somehow, Somewhere, Someway par Kenny Wayne Shepherd...

https://www.youtube.com/watch?v=e4pbuMcPhV0

Et "Heroin" de The Velvet Underground pour la banane « Warholesque »...

https://www.youtube.com/watch?v=6xcwt9mSbYE

NB ouane :
« Libéré de "TOUTES" contraintes » ... vraiment ?! Quant à la nostalgie du passé ? Est-ce vraiment si sur que c'était mieux avant ? Il me semble bien pourtant que l'avenir se construit toujours sur les ruines du passé !

NB bis : j'aimerai assez visionner quelques exemplaires de ces "bijoux et talismans" si prisés par les ex-gloires du temps d'avant holywoodien... D'autant qu'à l'instar des pies, j'adore les colifichets et tout ce qui brille...

Foxy Lady ? No blème !


You know you're a cute little heartbreaker
Foxy
You know you're a sweet little lovemaker
Foxy


https://www.youtube.com/watch?v=_PVjcIO4MT4

Mais que voient mes yeux hallucinés ? Un phallus thaïlandais ? J'en rêvais depuis toujours, j'en veux, j'en veux ! Ca va faire un chouette cadeau de Noël pour mon épouse (elle va être ravie et j'ose espérer que le mode d'emploi est fourni !)...


Pour faire le pendant avec le "Z"objet ci-dessus, et pour aller plus "profond" dans le "fondement" des choses, si j'ose dire (!), il me semble obligatoire de rajouter une photo du "plug anal" du sieur Paul McCarthy...

Éternelle question : qu'est ce que l'art ??? La philosophie ne sait pas ce qu’est l’art, elle se préoccupe plutôt de la fonction... Perso, mon point de départ reste la définition de André Malraux : « L’œuvre d'art répond à cette définition aussi facile à énoncer que difficile à comprendre : avoir survécu »...
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Finn

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In The Plug !

Message  Finn le Dim 23 Oct 2016 - 20:21

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Finn

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Re: LE PILLEUR D'EPAVES

Message  rob18 le Ven 28 Oct 2016 - 16:40

Salut les artistes, chapeau, bravo, c'est de la belle ouvrage que vous fissiez là (snobinard va ) et continuerez à réaliser.
J'ai vu que quelques éclaircissements s'imposaient sur Smoke on the water. Retournez voir côté musique. Amicalement votre.
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rob18

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LA LEGENDE DES WURDALAKS

Message  DEE GEE FREE le Jeu 3 Nov 2016 - 8:56

rob18 a écrit:Salut les artistes, chapeau, bravo, c'est de la belle ouvrage que vous fissiez là (snobinard va ) et continuerez à réaliser.
J'ai vu que quelques éclaircissements s'imposaient sur Smoke on the water. Retournez voir côté musique. Amicalement votre.

Prototype Thallium Hansen

 

Berlin 23 Juin 1945 à minuit

 

Sœur Frida Winterthur se lève en maugréant :

« Encore un ! Encore un enfant de Trümmerfrauen, les femmes des ruines, quelle misère…. »

 

La clochette de l’alcôve du déposoir vient de sonner pour la troisième fois de la soirée, il faut dire que la ville est dans un état d’effondrement total pulvérisée sous les bombes de la coalition, la vermine y vit mieux que les humains, l’alcôve semble n’être que l’ultime solution aux âmes désespérées…

Ce cadeau-ci n’est pas bien gros, il semble n’avoir qu’un jour tout au plus, nu et enveloppé dans un tissu rouge et noir, 3 kilos de banalité si ce n’était ce lien de cuir accroché autour de son cou auquel pend une clef plate numérotée et puis ce tatouage -0+ sous le bras gauche, à l’emplacement du marquage de groupe sanguin des Waffen SS !

 

Le docteur Hans, chargé du contrôle de santé des nouveaux arrivants, dit à sœur Frida d’un air halluciné, c’est incroyable, j’ai observé longuement au microscope le lien, ce n’est pas du cuir mais bien un tendon humain, pour être plus précis, il s’agit du tendon Calcanéen, le tendon d’Achille qui a été dédoublé dans son épaisseur au scalpel, puis séché au formol et assoupli à l’huile de bœuf, beau travail…… Quant à la clef qui porte le numéro 731, c’est celle d’un coffre de banque, la Reichsbank centrale, je le sais, j’en avais un également, seulement la banque maintenant est en partie sous les décombres de la Kurtstrasse !

Le tatouage apparaitrait celui d’un groupe sanguin scientifiquement impossible car il serait positif et négatif à la fois, du jamais vu ! Ce bébé devrait avoir au moins un an car ses fontanelles sont toutes refermées et encore plus surprenant, il possède sa dentition définitive qui n’arrive qu’à six ans !

Le docteur Hans s’enfonça un peu plus dans son fauteuil en moleskine et s’autorisa à déclarer d’une voix cassée par l’émotion « A mon avis ce bébé est un prototype ! »

 

« Nous devons le baptiser » répliqua Frida pour se donner une contenance et éviter un sujet qui remettrait en cause tout son système d’endoctrinement….

« Voyons, comme tu es un garçon et que tu ne pleures jamais on va t’appeler Still (le silencieux), tu es d’accord ? » dit-elle en caressant les lèvres du bambin de son index…..

Deux hurlements d’horreur simultanés font trembler les vitres du dispensaire, Frida contemple abasourdie son doigt sanglant sectionné net à la première phalange et Hans incrédule regarde Still mâcher consciencieusement son butin, l’avaler et prononcer son premier mot d’une voix spectrale anormalement basse : « Din nou »…….

L’affolement est total dans les couloirs, Hans a jeté le bébé dans son berceau et tente de stopper le flot de sang qui jaillit du doigt de Frida, mais celle-ci ne peut s’arrêter de se signer désespérément en s’aspergeant de giclées écarlates.

 

Quand le calme fut revenu, tandis que Frida à genoux dans la chapelle suppliait une explication improbable à un morceau de bois croisé, dans son berceau Still portait bien son nom, certains disent qu’il avait eu un sourire fugace et glacé, cette nuit-là, le vieux chat mascotte du refuge disparu, on ne le revit jamais.

 

Berlin 22 Juin 1950 avant minuit.

 

Le docteur Hans ne cesse d’étudier Still, c’est un cas d’école, il faut dire que le petit garçon n’est pas commun, à 5 ans il mesure 1m45, on l’a éloigné des autres enfants de son âge car il est associal et violent, de plus la couleur de ses yeux change la nuit quand il s’échappe sur les toits pour dresser les chauves-souris et traquer les pigeons, curieusement il y en a de moins en moins…. Sœur Frida, pas rancunière pour un sou avait continué de s’occuper du bébé quelque temps après la morsure, elle restait toute ses nuits à le veiller car s’il sommeillait le jour, la nuit, c’était autre chose…….

Frida est morte à l’Automne, d’une septicémie mal soignée dit-on, il est vrai qu’elle était de plus en plus pale, diaphane presque… Hans lui cherchait toujours la signification des premiers mots du bambin « Din nou » Etait-ce un babillement sans signification aucune ou un message cabalistique venant des entrailles de la terre ? Hans questionna tout le personnel sans succès, puis les réfugiés de l’hospice un par un pendant des mois, la réponse vint enfin d’une vieille Roumaine qui avait eu les jambes brûlées par une bombe au phosphore, elle se cacha le visage sous la couverture et gémit, cela veut dire « Encore ! » Puis frappée d’hystérie elle hurla 3 fois « Wurdalak, Wurdalak, Wurdalak » avant de se jeter du 3em étage par la fenêtre qui jouxtait son lit.

Le chiffre 731 posait un autre problème au docteur, le sien portait le numéro 730 et c’était  le dernier, le directeur de la banque lui avait autorisé ce caprice car il était distrait, officiellement il n’y avait pas de N°731 !

 

Le building de la Reichsbank, en attendant de devenir le siège du Politburo, est enfin dégagé de ses gravats, la léproserie voisine ayant été complètement rasée, tous les pensionnaires avaient trouvé refuge dans le bâtiment mutilé, une véritable cour des miracles  ou s’agglutinent les sans visage aux monstruosités hybrides qui se nourrissent de restes, comme les rats qui viennent arracher des lambeaux aux membres lépreux devenus insensibles à la douleur, dans la misère poisseuse il y a des jours où il ne vaut mieux pas rencontrer la réalité !

 

Le bâtiment a été consciencieusement pillé par les Berlinois dans une détresse totale, à l’affut de tout ce qui pouvait avoir une valeur quelconque les coffres privés éventrés n’avaient livré que de piètres trésors de billets de banques d’un million de marks qui ne pouvaient payer qu’une boite de sardines et de photos salaces de tante Olga, seul l’accès aux caves blindées du Reich, malgré les plans d’origine, restait introuvable aux chasseurs de trésors et tous ceux qui s’y étaient risqués n’étaient pas revenus, simplement l’entrée n’avait pas été construite à l’emplacement prévu, l’architecte était mort sur le front et toutes les équipes d’ouvriers impliquées avaient mystérieusement disparues….

 

Hans, connait bien Wilfrid, un radiesthésiste à qui il a sauvé la vie, il le décide d’aller une nuit poursuivre les recherches du Graal munis de quelques outils et de la clef du coffre.

Dans le sous-sol, un remugle d’odeurs épaisses accueille les téméraires, la lèpre ne fait pas que se voir, à leur approche, ceux qui n’avaient pas rencontrés de bien-portants depuis longtemps ont les larmes aux yeux, que la mémoire est cruelle aux affligés ! Un colosse, une massue attachée à l’avant-bras s’avance vers eux, il lui reste trois doigts, donc c’est le capitaine, derrière lui le magma humain gronde menaçant, des glapissements montent, quelques dents tombent des gencives purulentes quand ils grimacent et les crécelles entonnent leur chant de mort,  mais soudain ils s’arrêtent le regard plein d’effroi fixé derrière les intrus, Hans et Wilfrid se retournent et restent pétrifiés, Still est derrière eux, immobile et rouge phosphorescent !

« C’est le voleur de sang, c’est le mal, c’est la lèpre ! » disent les lépreux en s’enfuyant vers leur cimetière torpide ou tout pourrit et n’en finit pas de mourir.

 

Still, silencieux, tendis le bras en indiquant un recoin du mur et se volatilisa dans un bruissement d’ailes………

 

Steinhöring 18 Octobre 1944

 

Mais nous devons remonter le fil du temps, que s’est-il passé ce jour-là à Steinhöring ?

 

C’était le premier Lebensborn nazi ou de jeunes Allemandes triées sur le volet avec l’aide et l’entrain de la garnison SS locale devaient reproduire et créer une race Aryenne pure, mais il hébergeait également des enfants nés de l'union de soldats allemands et de femmes des pays occupés.

Kurt Badeströt en était le responsable, c’était un collègue d’études de Joseph Mengele, bien qu’ayant un but commun Kurt trouvait Joseph trop tendre, trop policé et pas assez avant-gardiste dans ses recherches pourtant effroyables….

Kurt était devenu cannibale pour avoir fréquenté Lin Sao un Chinois de Chung King adepte de la pratique c’était donc un gourmet en la matière, il ne jurait que par le filet de vierge Tchèque, un régal disait-il !

Il avait donc sa réserve personnelle de produit de base chez les pensionnaires et guettait avec concupiscence l’arrivée des nouvelles pensionnaires.

Sao lui avait été cannibale par nécessité, il avait fait partie de ces familles de la grande disette Chinoise de 1940 obligées d’échanger entre elles leurs enfants pour les manger, au cours de ces sombres repas on distinguait clairement le visage affligé des parents mâchant la chair des enfants contre lesquels, ils avaient troqué les leurs, mais c’était l’unique solution, et puis après on prend ses habitudes et celle-ci deviennent un mode de vie favori…….

 

Les camions de la Wehrmacht dans un grand état de fin de guerre s’arrêtent en grinçant dans la cour, Kurt sanglé dans son uniforme noir regarde avec attention l’arrivage du jour et inspecte les papiers, malédiction pas de Tchèques, juste une Roumaine, le reste sont des Belges, donc sans valeur……

Carmilla la Roumaine est une fille blonde, mais sombre et taciturne, quand elle passe la visite médicale et une vaccination douloureuse on remarque qu’elle porte une étrange cicatrice tout autour de son cou, comme une décapitation et une méchante marque en creux, un enfoncement sous son sein gauche, elle est saine et bien proportionnée, Kurt décide de lui éviter la casserole puisque le peloton de garde semble destiné à s’intéresser à le faire.

Le septième cavalier à s’occuper de la petite dans le laboratoire de reproduction porte une croix autour de son cou, elle l’a déjà sauvé 3 fois des champs de bataille sur le front Russe et en Libye, mais cette fois-ci ne lui portera pas chance car à sa simple vision Carmilla lui tranche la jugulaire d’un coup de dent, Kurt alerté par les hurlements fait irruption dans la pièce, Carmilla en furie lui crève les yeux de ses ongles acérés arrachant au passage le trousseau de clefs qui pendait au ceinturon à côté du Luger P08, elle saisit un flacon en verre de ce qui lui a été injecté enroulé dans une enveloppe brune et s’enfuit.

Les recherches sont vaines, il y a bien un petit passage creusé à la hâte sous les barbelés de l’enceinte, mais c’est tout……

Les yeux de Kurt s’infectent très vite, à son décès la semaine suivante, le docteur inquiet impose une vaccination générale de Dapsonevers qui viens d’être découvert contre………………….La lèpre !

 

Berlin le 23 Juin 1950 0H30

 

L’endroit du mur indiqué paraît plus sombre et jaunâtre que le reste, comme une tâche d’humidité et de salpêtre, pas de doute, le pendule de Wilfrid confirme, c’est là qu’il faut creuser !

Cela prit 7 jours et 7 nuits, les chercheurs se grattent de plus en plus, quand soudain une pioche résonne sur de l’acier, après déblaiement, une porte sphérique marquée d’une croix gammée apparaît, il y est gravé le nombre 731 et dessous les initiales S.I 1959, pas de serrure apparente, pas de poignée d’ouverture, pas de charnières, rien !

Hans et Wilfrid ne savent que faire, quand un gémissement les fait retourner, un lépreux gît au sol, la fémorale tranchée, à ses pieds Still s’essuie les lèvres et se redresse, il mesure au moins 1 m80 maintenant, tends 3 doigts de sa main droite vers la porte et s’envole en silence !

Les chercheurs observent en détail le chiffre 3, rien, puis Wilfrid dit « et si c’était le troisième chiffre ? » Effectivement le 1 est en fait une fente ou la clef s’insère magnifiquement….

 

Steinhöring 8 Novembre 1944

 

Cela fait 20 jours maintenant que Carmilla se cache dans le caveau d’un cimetière, elle a été recherchée activement et les gardes avec leurs Doberman sont tous rentrés bredouilles, hormis un chien qui manque à l’appel…

La fugitive abomine la terre entière tout en rongeant un os qui dépassait d’un cercueil éventré, elle avait choisi une concession appartenant à une famille Juive, au moins là il n’y avait pas de crucifix ! « Maudits mortels, mes parents m’avaient bien prévenue » maugréait-elle en regardant de travers la fiole de verre volée au labo d’expérimentation, il porte une étiquette écrite en rouge sur fond noir : THALLIUM HANSEN ERFAHRUNG

« Que m’ont-ils injecté avant la chevauchée mortelle ? Je me sens bizarre, je saigne du nez, des callosités apparaissent sur mes mains qui se déforment… » Et je sens un poids anormal dans mon ventre qui grossit de jour en jours, voire d’heure en heures !

Mon père m’a toujours dit qu’en cas de misère, la seule solution est de rejoindre Düsseldorf et d’aller chez mon oncle Peter Kürten qui a toujours été un modèle familial, mais nous n’avons plus de nouvelles depuis les années 30.

 

Il vous faut savoir que Carmilla est l’arrière-petite-fille de Vlad Tepes, un châtelain de Transylvanie, elle a été élevée dans la tradition familiale jusqu’à ses dix-huit ans, puis au cours d’une nuit,  ses parents intrigués par des gémissements venant de sa chambre s’aperçoivent horrifiés qu’elle procède à une pratique honteuse et hautement réprouvée………..Elle se lime les canines !

Une amourette avec Anton le benêt du village, le seul qui ne refusait pas de lui tendre son cou sans broncher avait fait naître des remords, bannie à vie du domaine, de la famille, de la tradition, elle se fit arrêter le 12 septembre 1944 alors qu’elle maraudait autour d’une boucherie à l’air libre, c’est-à-dire le champ de désolation de Ploiesti qui subissait des bombardements tantôt allemands, tantôt américains, les Alliés continuaient à considérer la Roumanie comme un pays ennemi et la Wehrmacht comme l'Armée rouge pratiquaient le pillage et le viol systématiques.

Elle fut donc « cueillie » pour son joli blond minois et destinée au Lebensborn.

 

Düsseldorf, le 20 Novembre 1944

 

Tragédie ! La maison de l’oncle est déserte, l’oncle a été arrêté en 1930 et guillotiné en Juillet 1931 pour seulement 80 meurtres, alors que les chefs de gouvernement faisant des millions de victimes sont encensés, comme c’est injuste pour le « Vampire de Düsseldorf », comme ils l’appellent !

Mon ventre gonfle de jour en jour, je vais rester cachée ici, il y a suffisamment de rats dans le grenier pour tenir jusqu’à la ponte de l’intrus et puis un jour de Décembre, une aubaine, une employée du recensement malchanceuse améliora l’ordinaire, il est bon de boire frais, même à Noël…..

Comme je ne peux pas me voir dans un miroir je ne constate la dégradation de mon visage qu’avec mes mains boursouflées, j’ai encore perdu 2 incisives, tant qu’il me reste les canines !

 

Très étrange, dans un coffre en plomb au grenier, j’ai trouvé une lettre de mon oncle à mon attention, je n’avais que 5 ans à l’époque ! Il parait d’ailleurs que j’avais acquis ma taille adulte à cet âge, voyons un peu……

Il y a d’abord une série de chiffres 731, une clef de coffre à la Reichsbank de Berlin gravée du même chiffre et une lettre destinée à un certain Shiro Ishii qui ne doit être ouverte par l’intéressé qu’à partir du 6 Août 1945! Il est également indiqué que je dois aller à la banque de Berlin avant le 26 Février 1945 ou il y aura un bombardement massif, accéder au coffre grâce au chiffre, ouvrir le coffre avec la clef et y disposer le tube de laboratoire ainsi que la lettre qui ne m’est pas destinée, tu seras libérée le 22 Juin et la malédiction pourra se poursuivre !

 

Berlin le 23 Juin 1950 0H40

 

A peine la clef enfoncée dans la serrure, la porte s’ouvre d’elle-même sur un cylindre de plomb, Hans et Wilfrid sont déçus, il n’y a en tout et pour tout à l’intérieur qu’une fiole fluorescente verte et une enveloppe, Hans tends la main vers l’enveloppe mais le pendule de Wilfrid s’affole et le liquide de la fiole tourne au rouge alors qu’une voix surgie de nulle part répète en boucle « Tu n’es pas Shiro, tu n’es pas le destinataire » le liquide de la fiole semble bouillir, pris de peur Hans recule la main, le liquide se calme et reprends sa couleur d’origine……Chaque tentative des deux hommes est vouée à l’échec, ils décident alors de refermer la porte et recouvrir l’accès de gravats et de d’attendre Shiro Ishii le destinataire……

 

Hiroshima 6 Aout 1945 8H15

 

« Mon dieu qu’avons-nous fait ! » dit le pilote……..Il est trop tard, la bombe a explosée.

 

Pendant ce temps au centre 731 de Ping Fang en Mandchourie, Shiro Ishii rangeait amoureusement ses fioles favorites de bacille du charbon, choléra, et de peste, il n’y  avait qu’avec la lèpre qu’il n’avait pas de bons résultats, il scorait déjà à près de 10 000 victimes hommes, femmes et enfants. Ce n’était pas comme son collègue Allemand de Steinhöring qui « faisait des miracles » avec le bacille et puis il lui avait promis une formule extraordinaire…. Mais le 15 Aout, patatras ! L’explosion nucléaire contraint l'Empereur Hirohito à déclarer la fin de la guerre, fini les bonnes recettes !

 

Berlin 8 Septembre 1955

 

Les survivants lépreux s’enfoncent de plus en plus dans des galeries ravinées par les égouts, Carmilla n’est plus qu’une masse informe et boursouflée, un bras s’est détaché sans qu’elle ne s’en rende compte, elle l’a mâchouillé pendant une semaine pensant que c’était celui d’un voisin d’infortune, la restauration de l’édifice pour servir de bureaux politiques est quasi-terminée quelques ouvriers des sous-sols ont mystérieusement disparus, dont un sang-mêlé qui à déplus à Carmilla car elle déteste les cocktails, Still qui a 10 ans maintenant en paraît 20, il se décide à ouvrir le coffre et s’empare de son contenu, curieusement la voix ne l’en dissuade pas, elle dit seulement

« A Tokyo » puis il plante le manche de pioche taillé en pointe dans le cœur de sa mère pour solde de tout compte.

 

Tokyo 9 Octobre 1959 20H

 

Still est assis en tailleur face à Shiro Ishii qui lui porte un kimono, celui-ci lit et relis longuement la lettre qui lui est adressée, c’est le protocole du THALLIUM HANSEN ERFAHRUNG, une fois terminé il dit simplement, c’est magnifique mais trop tard !

C’est sans résistance aucune qu’il laisse Still lui faire boire le contenu du flacon et il s’écroule, les scientifiques diront qu’il s’agissait d’un cancer ultra foudroyant de la gorge, mais les écailles fluorescentes qui se développèrent sur son corps les heures suivantes laissent penser le contraire…..

Le bacille de la lèpre Hansen est d’habitude long à se développer, mais quand il est accéléré au Thallium………

 

Paris 22 Juin 1965

 

Still doit avoir 20 ans maintenant, il s’est dédoublé en 5 parts égales, ils se font appeler les « Wurdalaks » et pratiquent de la musique violente paraît-il, enfin ce n’est pas du Wagner……………… [
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DEE GEE FREE

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Thallium versus Thalys !

Message  Finn le Lun 21 Nov 2016 - 18:20

De numéro atomique 81, de symbole Tl, le thallium est l'élément chimique appartenant au groupe 13 du tableau périodique ainsi qu'à la famille des métaux pauvres. Comme l'aluminium, le gallium et l'indium, il fait donc également partie des groupes IIIa de la classification de Mendeleïev...
--> http://tableau-periodique.fr/

Composant de certaines préparations de mort-aux-rats, il est très toxique pour l'homme. Découvert en 1861 par le chimiste britannique William Crookes, le thallium est un métal gris, malléable, très tendre, présent dans la nature en très petite quantité. Il est utilisé, entre autres, dans la lutte contre les rongeurs sous la forme de sulfate de thallium, mais également pour la fabrication de certains composants électroniques (fibre) et comme révélateur pour des examens cardiologiques car il se fixe sur le muscle cardiaque.

Le corps humain peut absorber le thallium par contact avec la peau, par inhalation ou par les voies digestives. Il est distribué par le sang dans tout l'organisme, notamment dans le foie, les reins, la paroi intestinale et les tissus musculaires. En cas de surdose, il peut toucher le tissu osseux, l'épiderme, les cheveux et l'ensemble du système nerveux. Les principaux symptômes d'une intoxication au thallium peuvent être une grande fatigue, des maux de tête, une dépression, un manque d'appétit, des douleurs aux jambes, des troubles de la vision, des pertes de cheveux, etc...

Mais revenons aux "légendaires" « Wurdalaks » qui, comme chacun le sait, ont laissés un souvenir totalement impérissable dans le Show-Biz international... Il semble logique que ces cinq ex-jeunes « blancs-becs » soient désormais largement à même de faire valoir leur droit à la retraite !


Mais pour la rime et à défaut de la KoSmïk muZïk de WurdaTruc, on peut toujours réécouter Wurdah Ïtah...


À l'origine « Les Wurdalaks » est le deuxième volet du film « Les trois visages de la peur » (1963). Il met en scène un homme parcourant la campagne slave qui débarque dans une famille de paysans. Des démons revenant boire le sang de leurs proches semblent hanter ces terres. Et lorsque le père, parti à la chasse aux démons, revient à minuit, il ne semble plus avoir un comportement très humain. Le point fort est une nouvelle fois l’atmosphère, Mario Bava rendant hommage aux célèbres films de la Universal. Ce n’est pas pour rien qu’on y retrouve Boris Karloff, qui, l’air grave et sérieux, n’hésite pas à se parodier. « Je suis mort…de faim ! » lance-t-il. Les fans apprécieront l’ironie ainsi que les superbes décors et la fabuleuse lumière venant colorer de multiples teintes le visage de celui qui fut la créature de Frankenstein la plus célèbre.
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Finn

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PERE LACHAISE

Message  DEE GEE FREE le Lun 21 Nov 2016 - 18:37

Bien documenté ta réponse Finn, j'aime les gens précis, malheureusement des 5 Wurdalaks ne reste que Christian Vander et moi qui faisons la course en traînant les pieds pour savoir "Qui sera le dernier des Wurdalaks ?" d'où ce texte:

LE DERNIER DES WURDALAKS

Dans le dédale du sous-sol et des caves de l'immense bâtisse en ruines, son regard s’habitue peu à peu à la quasi obscurité des lieux, juste assez pour discerner les chaînes et carcans qui battent sur les murs de briques rouge rongés par la douleur et les eaux de ruissellement.

Ce colossal édifice à bien de la misère gravée dans ses sinistres entrailles, tour à tour couvent cistercien au moyen âge, asile de fous sous la terreur et enfin abattoir dans les années 40, il est abandonné depuis et laissé à la merci du vent du nord et des délires vandales, comme sous les ravages d'un commando destructeur !

Il progresse lentement, à tâtons presque, ses mains écorchées palpent les parois, ses pieds nus glissent sur le sol inégal pavé de granit et constellé de flaques de sang séché dont l'odeur âcre et doucereuse prends à la gorge,

La faible lueur des torches éternelles clouées sur les poutres nécrosées par les siècles, autorise son regard, tantôt vert, tantôt bleu, c'est un Wurdalak......

Le grondement des tambours d’airain martelés sur un rythme binaire se cale sur les battements de son cœur serré, la foultitude de rats et de vermine qui grouillent au sol n'attirent plus son attention depuis les très longues années qu'il a passé à l'exploration de plus en plus profonde de ce cloaque, sans être plus courageux que les autres, il ira jusqu'au bout du chemin, c'est un Wurdalak...........

Sa mission, sa longue recherche s’arrêtera quand il aura trouvé « la porte » parmi les centaines qui s'offrent encore à lui, il en a déjà ouvert un grand nombre, mais pas encore la bonne, enfin si je puis dire !

Certaines étaient coincées par les gonds figés de rouille, d'autre battaient sans cesse sous l'action brutale du vent, il y en avait bien quelques-unes qui s'ouvraient facilement, comme une invitation des sirènes, mais généralement elles ne présentaient aucun intérêt, un peu comme les humains qu'il avait rencontré jusqu'à ce jour !

Une clameur sourde monte dans ses artères, « dépêche-toi, dépêche-toi » disent les vestales de ses souvenirs, fastueux palais des plaisirs, flots sacrés et insondables abîmes d'une mer éclatante de soleil, contraire absolu de ce labyrinthe sombre et glacé.

Le voici enfin devant une porte, celle qu'il a évité inconsciemment depuis des années d’errance en ces lieux, mais le numéro 999 ne correspond pas à celui de la fatalité, puis en un réflexe il touche la vieille plaque en bronze gravé et constate que le clou du haut qui la tenait à lâché, elle a donc pivoté sur le clou du bas, il la retourne..... 666 !

C'est bien là, le lieu sauvage, lieu sacré et d'envoûtement
sous la lune en déclin, hanté par des voix se lamentant de leur sort diabolique !

La cellule est bien banale, 7 armoires se présentent en demi-cercle, il va directement à la plus austère et la moins décorée, elle est entièrement en ébène avec un chapiteau bizarre, comme en forme de chauve-souris stylisée, elle s'ouvre toute seule à son approche, il y a 7 tiroirs, 6 d'entre eux avec des poignées différentes, le dernier, sans poignée porte une multitude de profondes traces de griffures, c'est celui de la vérité finale.

Le tiroir est matelassé de velours cramoisi, chaque capiton est retenu par une perle noire et sur une plaque en opale est gravé : lha halaha wou' lha malpana, ce qui veut dire « Ni dieu, ni maître » en Araméen ancien.

Deux enveloppes sont posées côte à côte, une bleue, et une verte, il est subjugué par le choix à prendre, laquelle choisir ?

Il sait que s'il ouvre la bleue, ses deux yeux deviendrons de cette couleur et qu'il devra partir à jamais, il en sera de même pour le vert.........

Les clameurs opposées ricochent sur les murs, il se souvient en une fraction de seconde de tous les lieux où il n'est pas allé, des milliers de gens qu'il aurait dû rencontrer, puis comme en un éclair, sa main se tends vers l'enveloppe, alors un horrible rugissement de plaisir se fait entendre, la bête est repue une fois de plus.......................

De quelle couleur sera les yeux du dernier des Wurdalak ???

 

 


Finn a écrit:De numéro atomique 81, de symbole Tl, le thallium est l'élément chimique appartenant au groupe 13 du tableau périodique ainsi qu'à la famille des métaux pauvres. Comme l'aluminium, le gallium et  l'indium, il fait donc également partie des groupes IIIa de la classification de Mendeleïev...
--> http://tableau-periodique.fr/

Composant de certaines préparations de mort-aux-rats, il est très toxique pour l'homme. Découvert en 1861 par le chimiste britannique William Crookes, le thallium est un métal gris, malléable, très tendre, présent dans la nature en très petite quantité. Il est utilisé, entre autres, dans la lutte contre les rongeurs sous la forme de sulfate de thallium, mais également pour la fabrication de certains composants électroniques (fibre) et comme révélateur pour des examens cardiologiques car il se fixe sur le muscle cardiaque.

Le corps humain peut absorber le thallium par contact avec la peau, par inhalation ou par les voies digestives. Il est distribué par le sang dans tout l'organisme, notamment dans le foie, les reins, la paroi intestinale et les tissus musculaires. En cas de surdose, il peut toucher le tissu osseux, l'épiderme, les cheveux et l'ensemble du système nerveux. Les principaux symptômes d'une intoxication au thallium peuvent être une grande fatigue, des maux de tête, une dépression, un manque d'appétit, des douleurs aux jambes, des troubles de la vision, des pertes de cheveux, etc...

Mais revenons aux "légendaires" « Wurdalaks » qui, comme chacun le sait, ont laissés un souvenir totalement impérissable dans le Show-Biz international... Il semble logique que ces cinq ex-jeunes « blancs-becs » soient désormais largement à même de faire valoir leur droit à la retraite !


Mais pour la rime et à défaut de la KoSmïk muZïk de WurdaTruc, on peut toujours réécouter Wurdah Ïtah...


À l'origine « Les Wurdalaks » est le deuxième volet du film « Les trois visages de la peur » (1963). Il met en scène un homme parcourant la campagne slave qui débarque dans une famille de paysans. Des démons revenant boire le sang de leurs proches semblent hanter ces terres. Et lorsque le père, parti à la chasse aux démons, revient à minuit, il ne semble plus avoir un comportement très humain. Le point fort est une nouvelle fois l’atmosphère, Mario Bava rendant hommage aux célèbres films de la Universal. Ce n’est pas pour rien qu’on y retrouve Boris Karloff, qui, l’air grave et sérieux, n’hésite pas à se parodier. « Je suis mort…de faim ! » lance-t-il. Les fans apprécieront l’ironie ainsi que les superbes décors et la fabuleuse lumière venant colorer de multiples teintes le visage de celui qui fut la créature de Frankenstein la plus célèbre.
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DEE GEE FREE

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Re: LE PILLEUR D'EPAVES

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